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The Belgians
Une histoire de mode inattendue

The Belgians-Les Belges

Photo : Gwenny NURTANTIO ©



Ratatatam

Entrée sur le tapis-robe pour l’exposition "Les Belges", coproduite par BOZAR et MAD Brussels. Quelques pièces historico-belgo-belges pour vous mettre en appétit : une Cannette d’or, une allusion au carnaval de Binche (dont on avait aimé l’interprétation de Jean-Paul Lespagnard), un l’union-fait-la-force sur cuir pour Delvaux, ou encore les souliers griffonnés au stylo-bille par Pol Engels en hommage à Jan Fabre.

Mode, c’est belge

Une présentation des premiers modèles de grands noms de la couture belge en début d’exposition : les mannequins sont rangés de façon martiale, avec leurs masques blancs… Une belle composition, qui illustre ce principe : dès les prémices, tout est déjà là, en germe. La progression des salles est intéressante, depuis la naissance de la maison Norine, en passant par des thématiques telles que la durabilité et l’identité des créateurs.

Ces créateurs aux noms imprononçables

Les observateurs étrangers rencontrent toujours la même difficulté à prononcer (et à mémoriser) les noms des stylistes belges. Pas étonnant, d’ailleurs, qu’on ait conservé l’appellation "Six d’Anvers", qui est bien plus commode que leurs patronymes alambiqués. En dépit de ce quasi-anonymat à l’extérieur, les créations made-in-ici se vendent, et elles se vendent plutôt bien. Avant de se faire connaitre en tant que personnages du showbiz, les créateurs de ce pays ont fait connaitre leurs productions. Didier Vervaeren, le curateur de l’exposition, s’étonne toujours que la sauce ait pris.

Modestie, éclat et touche-à-tout

L’expo tire un coup de chapeau aux écoles de stylisme belges, qui ont formé la quasi-totalité de nos créateurs de mode. Une des clés du succès de ces formations ? Leur approche interdisciplinaire : une même école propose toute une variété de secteurs artistiques qui dialoguent entre eux.

Ooh… C’est déjà fini ?

Pour ceux qui en veulent encore :
- Le catalogue "Les Belges. Une histoire de mode inattendue", un ouvrage assez complet, qui présente une foule de textes et de documents complémentaires.
- Un crochet par l’expo gratuite "Bellissima", dans une salle annexe de BOZAR. À défaut de chapeaux à moules de Zélande, vous y découvrirez cinq élégantes créations italiennes des Trente Glorieuses, assortis de quelques bonbons pour les yeux qui évoquent "Hollywood sur le Tibre" et sa dolce vita.
Le bon plan portefeuille : pour les moins de 26 ans, les billets BOZAR sont à 2€ les mercredis.

Texte : Yoneko NURTANTIO ©
Septembre 2015

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