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Just married
En blanc ou rouge, en long ou court, dites-lui "oui" !

Just married

Photos : Yoneko NURTANTIO ©


Mettez les voiles pour le Musée du Costume et de la Dentelle : en 2016-2017, on nous y propose une jolie petite expo consacrée au mariage. L’occasion d’admirer la wedding dress de Julie Taton ou encore une composition à plumes signée Jean-Paul Gaultier, l’enfant terrible de la mode. Et puis aussi de découvrir tout un cortège de choses qu’on ignorait.

Saviez-vous que… ?



Les mariées du passé sont de vraies hipsters : elles donnent une seconde vie à leur robe nuptiale et elles portent fièrement des barbes

Les "barbes", c’est le nom des deux bandes étroites de tissu ou de dentelle qui tombent de la coiffe derrière la nuque. Autant dire qu’il s’agit de l’accessoire indispensable du 18e (siècle). Une fois passée la cérémonie et les barbes rangées dans les tiroirs, la mariée coupe, colle et customise sa robe de princesse pour la porter à de nouvelles occasions. À ce sujet, il faut dire que les choses ont bien changé depuis le jour où son Altesse royale le prince de Galles a dit "oui" à la charmante Diana. Si, comme la reine des cœurs, vous optez pour des manches bouffantes, des broderies à foison et des dentelles en-veux-tu-en-voilà… le coup de la récup’ devient un rien plus délicat. Il y a un avant et un après Lady Di.

Il y a aussi un avant et un après Victoria

Victoria d’Angleterre : c’est elle qui, en 1840, va affirmer la mode de se marier en blanc – symbole éclatant de virginité. 12 ans plus tard, les noces de l’impératrice Eugénie confirment, pour ceux qui en doutaient encore, que c’est bien LA couleur à porter. Et un siècle plus tard, les images sophistiquées des films muets érigent en idéal d’élégance tout ce qui est black and white. Mais – ô malheur – Dash n’est pas encore disponible sur le marché. Et l’eau de javel n’a pas davantage fait son apparition en Europe. Pour obtenir le rendu "plus blanc que blanc", madame Tout-le-monde va devoir ruser. L’occasion pour l’expo de nous montrer un trompe-l’œil fort réussi : treillis bleu pâle sur étoffe ivoire… c’est blanc à s’y méprendre.

La découpe du gâteau préfigure la nuit de noces

Il fallait y penser mais, quand on y réfléchit bien, c’est limpide. Le marié pose la main sur celle de son épouse, dans un geste protecteur, au moment de procéder au partage. D’ailleurs, la figurine qui s’est imposée au sommet de la pièce montée porte le nom très révélateur d’"hymen". Comme le gâteau, une foule d’autres accessoires nuptiaux portent des symboliques et des histoires surprenantes. Il y a donc à voir et à s’instruire tout au long de l’expo "Just married".


Notre "coupe" de cœur

Une création de Gérald Watelet pour sa collection hiver 2005-2006. Écoutez-nous ça : "Satin cuir et mousseline de soie ivoire, dentelle de fils d’or aux fuseaux et velours de soie marron". (Mazette, ce catalogue d’expo est rédigé avec la poésie d’un menu étoilé !) "La longue traîne amovible ornée d’un nœud japonais (inspiré du obi, la ceinture du costume traditionnel) est fixée au dos". Exquis.

Texte : Yoneko NURTANTIO ©
Juin 2016

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